Du plus général au plus précis, du plus récent au plus ancien, les textes relatifs à la prise en compte des musiques actuelles sont quasi-unanimes sur les enjeux et la nécessité de réévaluer et d'adapter le soutien apporté à ce champ artistique.
Circulaire ministérielle dite "SMAC" (du 18 août 1998) : "La reconnaissance pleine et entière des musiques actuelles s'impose aujourd'hui comme une nécessité, et c'est à ce titre qu'elles constituent désormais un axe prioritaire de la politique culturelle".
Rapport sur le soutien de l'Etat aux musiques dites actuelles (M. Berthod et A. Weber – juin 2006) : "Les musiques actuelles appellent une reconnaissance pleine et entière, qui suppose en premier lieu de considérer la valeur artistique des oeuvres et des pratiques à l’égal de celle reconnue aux oeuvres et aux pratiques dans le champ de la musique classique. Les musiques actuelles doivent être intégrées à l’ensemble de la politique du ministère, de ses services déconcentrés, des réseaux d’établissements subventionnés comme l’une des dimensions du service public de la culture".
Plan pour une politique nationale et territoriale des musiques actuelles (2006) : " Aujourd’hui, le développement constant des musiques actuelles, leur structuration professionnelle, l’émergence d’analyses et de discours responsables issus des différentes représentations apparues depuis une vingtaine d’années, l’implication progressive des collectivités territoriales et les évolutions administratives et politiques, conditionnent un environnement propice à la mise en place d’un cadre innovant et spécifique de définition de politiques publiques".
Les projets annuels de performance Culture 2008 et 2009 (annexes aux projets de loi de finances) préconisent de "réviser l'accompagnement que l'Etat accorde aux autres composantes du réseau du spectacle vivant en région s'il souhaite suivre la montée en puissance de ces institutions (salles de musiques actuelles) très populaires et fréquentées par un public diversifié".
Présentation du principe de concertation territoriale musiques actuelles (extrait du discours inaugural de Frédéric Vilcocq, Conseiller Régional Aquitaine, à l'occasion du lancement de la concertation territoriale d'Aquitaine en décembre 2006) : "(…) en invoquant la notion de co-construction, les acteurs proposent aux décideurs publics de devenir des interlocuteurs de l'intérêt général en co-élaborant des politiques culturelles dans le champ des musiques actuelles".
Courrier de Mme Albanel, ministre de la Culture et de la Communication à M. David Kessler, Président du CSMA (26 mai 2008) : "(…) la concertation nationale pour le développement des musiques actuelles, puis le CSMA ont, après plusieurs mois de travaux, mis au point un dispositif de consultation territoriale innovant, qui a été validé par mon prédécesseur ainsi que par l'ensemble des membres du CSMA le 19 juin 2006. La mise en œuvre de ce dispositif qui repose en grande partie sur les collectivités locales, a fait l'objet d'une circulaire le 02 novembre 2006. Je serai particulièrement attentive à ce qu'elle soit suivie d'effet."
Directive nationale d'orientation 2009-2011 (programme 131) : "Dans le secteur des musiques actuelles d'abord, il convient de maintenir la priorité visant à conforter le réseau de scènes spécialisées (SMAC en particulier). Ces structures constituent aujourd'hui les points d'appui essentiels pour le déroulement de la carrière de jeunes artistes et pour l'expression de formes musicales nouvelles qui connaissent une grande vitalité auprès du public.